Godzilla Minus Zero promet une proximité inédite avec le monstre pour novembre 2026
Godzilla Minus Zero promet une proximité inédite avec le monstre pour novembre 2026

Takashi Yamazaki n’a pas ménagé ses mots lors du CinemaCon de Las Vegas. Le cinéaste japonais de 61 ans, venu présenter un aperçu de Godzilla Minus Zero, a confié à l’AFP : « Je ne pense pas que nous ayons jamais pu nous approcher autant de Godzilla auparavant. » Suite directe de Godzilla Minus One — premier volet de la franchise récompensé par l’Oscar des meilleurs effets spéciaux — ce nouveau long-métrage est attendu en novembre 2026 aux États-Unis, avec Ryunosuke Kamiki et Minami Hamabe à l’affiche. L’action se déroule en 1949, deux ans après les événements du premier film.

Une famille heureuse rattrapée par la terreur, une ambition technique démesurée

Le récit repart de la famille Shikishima, que le premier volet avait laissée traumatisée. « Au début du film, ils sont vraiment heureux. Ils ont enfin trouvé un équilibre familial. Puis, une fois de plus, ils sont confrontés à un désespoir total et à une tragédie horrible », raconte Yamazaki à l’AFP. Le réalisateur mise sur l’identification du public à ces personnages qui doivent trouver la force de continuer à vivre malgré l’indicible. Sur le plan technique, l’ambition est tout aussi colossale : rugissements du monstre et bruit de ses pas doivent résonner dans les salles d’une manière inédite grâce aux dernières avancées en matière de son et d’effets spéciaux. Dans la bande-annonce présentée à Las Vegas, une image a particulièrement frappé les esprits : Godzilla face à face avec la Statue de la Liberté à New York. Yamazaki a toutefois tenu à préciser que « le film mettra beaucoup plus le Japon en avant que ce que les gens imaginent », et que « l’accent a été mis sur l’histoire et sur la recherche de ce qui était le mieux pour le récit ».

Surpasser un premier volet devenu référence, un défi que le réalisateur assume

Réaliser une suite à un film aussi plébiscité comporte ses propres pièges, et Yamazaki ne le cache pas. « Godzilla Minus One a été très acclamé et est devenu l’un des films Godzilla les plus appréciés de tous les temps. Ce point de comparaison est devenu un nouvel obstacle. Je ne me doutais pas que je nourrissais mon ennemi », confie-t-il à l’AFP. Pour s’en affranchir, il s’est fixé un objectif : « mettre à l’écran des images et des effets visuels que personne n’a jamais vus auparavant dans un film de Kaiju » — ce genre typiquement japonais bâti autour de monstres colossaux. À l’heure où le streaming capte une part croissante du public, Yamazaki reste convaincu que Godzilla appartient aux salles obscures. « Cette créature mythique a vraiment besoin de s’appuyer sur certaines expériences que l’on ne peut vivre qu’à l’intérieur des salles de cinéma », insiste-t-il.

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