Les habitants de Varennes-Changy, une commune de 1 500 âmes située entre Gien et Montargis, sont appelés à voter ce dimanche 26 janvier sur un projet d’implantation d’une éolienne de 180 mètres de haut sur un terrain communal. Cette consultation citoyenne intervient dans le cadre d’un projet initié en 2017, qui a suscité de vives divisions dans la commune.
La question soumise aux électeurs est simple : autoriser ou non la maire, Évelyne Couteau, à signer un bail de 41 ans avec le promoteur RWE pour installer cette éolienne. Si le “non” l’emporte avec un taux de participation d’au moins 50 % des inscrits, la maire devra refuser de signer le contrat.
À l’origine, six éoliennes étaient prévues, mais le projet a été réduit à trois, dont une sur une parcelle communale. Les opposants, regroupés autour de l’association Vents rageurs du Gâtinais et soutenus par une majorité du conseil municipal, dénoncent les nuisances, la dévalorisation des biens immobiliers et les impacts environnementaux. En face, les partisans de l’éolienne mettent en avant la transition énergétique et les retombées économiques, estimées à 6 000 euros par an pour la commune.
Malgré un avis défavorable lors de l’enquête publique de 2023, la préfecture a donné son feu vert à l’installation. La maire, favorable au projet, souligne que même en cas de victoire du “non”, le promoteur pourrait déplacer l’éolienne sur un terrain privé à proximité, ce qui compliquerait l’opposition.
Pour que le référendum ait une valeur contraignante, au moins la moitié des électeurs inscrits doivent se rendre aux urnes. Dans le cas contraire, le scrutin ne sera qu’indicatif. Les résultats, attendus dimanche soir, pourraient sceller l’avenir de ce projet emblématique des tensions autour des énergies renouvelables en milieu rural.