Les autorités turques ont commencé l’analyse des boîtes noires d’un avion privé qui s’est écrasé mardi en Turquie, faisant huit morts, dont le chef militaire de l’ouest de la Libye, a annoncé le ministère turc de la Défense. L’enquête est menée en coordination avec des responsables libyens.
L’appareil transportait le général Muhammad Ali Ahmad al-Haddad, ainsi que quatre autres officiers militaires et trois membres d’équipage. Le jet s’est écrasé peu après son décollage d’Ankara, la capitale de la Turquie, sans laisser de survivants. Des responsables libyens ont indiqué que le crash serait dû à une défaillance technique de l’avion.
Al-Haddad était le principal commandant militaire de l’ouest de la Libye et jouait un rôle central dans les efforts parrainés par l’ONU visant à unifier l’appareil militaire du pays, fragmenté comme l’ensemble des institutions libyennes depuis des années.
La délégation libyenne de haut niveau se rendait à Tripoli après des discussions à Ankara consacrées au renforcement de la coopération militaire entre les deux pays. Le ministre turc de l’Intérieur, Ali Yerlikaya, a précisé que les débris de l’avion étaient dispersés sur une zone d’environ trois kilomètres carrés, compliquant les opérations de récupération.
Une délégation de 22 personnes, comprenant cinq membres des familles des victimes, est arrivée de Libye afin de participer aux démarches liées à l’enquête. Les autorités turques et libyennes poursuivent leurs investigations pour établir les circonstances exactes du drame.
La Libye est plongée dans l’instabilité depuis le soulèvement de 2011 qui a renversé et tué le dirigeant de longue date Moammar Gadhafi. Le pays reste divisé entre des administrations rivales à l’est et à l’ouest, soutenues par diverses milices et acteurs étrangers. La Turquie est le principal allié du gouvernement de l’ouest, tout en cherchant récemment à améliorer ses relations avec les autorités basées à l’est.