Une alternative verte aux digues de béton. À Gâvres, dans le Morbihan, un projet de dune artificielle de 400 mètres verra le jour début 2026 pour lutter contre l’érosion et les submersions marines. Ce système, écologique et dix fois moins coûteux qu’un mur en dur, commence à faire parler de lui bien au-delà des côtes bretonnes. La bande de terre qui relie Plouhinec à Gâvres est aujourd’hui protégée par un mur vieillissant, récemment endommagé. Plutôt que de le reconstruire à l’identique, la commune opte pour une solution inspirée d’un précédent test concluant mené en 2019 : ériger une dune végétalisée, haute de trois mètres, longue de 400 et large de 24.
Une dune connectée et végétalisée
Mais cette dune ne sera pas seulement faite de sable. Elle sera équipée de capteurs capables de mesurer en temps réel son érosion, son évolution et sa capacité à résister aux tempêtes. En parallèle, un réensablement de la plage est également prévu pour renforcer l’ensemble. Le projet a de quoi séduire : pour 900 000 euros, cette infrastructure naturelle coûtera dix fois moins qu’une digue en béton et s’intègrera mieux dans le paysage. Chypre, entre autres, s’y intéresse déjà, alors que ce pays reste encore adepte des ouvrages en dur. Si les habitants peuvent encore donner leur avis jusqu’au 16 juin en mairie, les élus ont déjà validé le projet. Le chantier, prévu pour janvier, devrait être terminé en deux mois, afin de ne pas perturber les espèces protégées qui peuplent ce secteur sensible du littoral.