Le régulateur chinois du marché a affirmé dimanche que le géant américain des semi-conducteurs Qualcomm avait reconnu avoir finalisé l’acquisition de l’entreprise israélienne Autotalks sans en informer les autorités chinoises, comme l’exige la législation nationale. Cette révélation intervient deux jours après l’ouverture d’une enquête antitrust officielle à l’encontre du groupe américain.
Selon l’Administration d’État chinoise pour la régulation du marché (SAMR), Qualcomm avait été averti dès mars 2024 que son projet d’acquisition nécessitait l’approbation préalable du régulateur. À l’époque, le fabricant américain de puces avait indiqué qu’il suspendait l’opération. Pourtant, le rachat d’Autotalks a été finalisé en juin 2025, sans notification formelle à Pékin.
La SAMR a déclaré que Qualcomm avait « reconnu les faits » relatifs à la transaction non déclarée, ce qui a conduit à l’ouverture d’une procédure d’enquête pour violation présumée de la loi antitrust chinoise. Le régulateur examine désormais si cette omission constitue une infraction pouvant donner lieu à des sanctions financières ou à des restrictions sur les activités du groupe en Chine.
Qualcomm, qui n’a pas immédiatement répondu à la demande de commentaires de Reuters, est l’un des principaux fournisseurs mondiaux de puces pour smartphones et technologies de communication. L’acquisition d’Autotalks, une société israélienne spécialisée dans les semi-conducteurs pour véhicules connectés, visait à renforcer sa position sur le marché émergent de l’automobile intelligente.
Cette affaire intervient dans un contexte de relations économiques tendues entre Pékin et Washington, où la question du contrôle des technologies stratégiques est devenue un enjeu central. L’ouverture d’une enquête antitrust contre Qualcomm pourrait être perçue comme un nouvel épisode de la rivalité croissante entre les deux puissances dans le secteur des semi-conducteurs, essentiel à l’économie mondiale.