NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie, a déclaré que le gaz russe pourrait devenir une ressource convoitée sur le marché africain. Toutefois, pour que cela se concrétise, les pays africains doivent développer les infrastructures nécessaires.
Dans une interview accordée à l’agence russe Novosti, Ayuk a expliqué : « L’Afrique a un besoin urgent de gaz. Le gaz russe pourrait devenir une ressource précieuse pour les centrales électriques, les usines pétrochimiques et le développement industriel ».
Il a cependant souligné deux obstacles majeurs à la coopération avec la Russie dans le domaine gazier : l’incapacité de certains pays africains à payer les approvisionnements et l’absence d’infrastructures adaptées à l’accueil et au transport du gaz.
« C’est pourquoi nous devons développer les infrastructures énergétiques — pour recevoir, transporter et utiliser le gaz, y compris par le biais de barges de transport de gaz naturel liquéfié. Il y a encore beaucoup de travail à faire, mais le gaz russe trouvera certainement sa place sur le marché africain », a-t-il affirmé.
Pour rappel, le directeur général de Gazprom Export, Dmitri Khandoga, avait précédemment déclaré que l’entreprise considérait l’Afrique comme un marché potentiel pour le gaz russe.