Polémique: Jean-Pascal Zadi affirme que le «racisme anti-Blanc n’existe pas»​
Polémique: Jean-Pascal Zadi affirme que le «racisme anti-Blanc n’existe pas»​

Jean-Pascal Zadi était l’invité de France Info pour assurer la promotion de son nouveau film, Le Grand Déplacement. Au-delà de son actualité cinématographique, l’acteur et réalisateur a tenu à exprimer ses convictions sur un sujet sensible : le racisme, et plus précisément, ce que certains appellent le « racisme anti-Blanc ».

Selon lui, ce concept n’a pas de réalité tangible. Il a affirmé que lorsque des personnes blanches sont visées, il ne s’agit pas de racisme, mais plutôt d’hostilité ou de ressentiment. À l’inverse, il considère que les actes visant les personnes noires, arabes ou asiatiques relèvent bien d’un racisme structurel.

Pour étayer sa position, Jean-Pascal Zadi a expliqué qu’« un Blanc n’a pas de frein pour avoir un appartement, rentrer en boîte ou trouver un travail », contrairement aux minorités ethniques qui, selon lui, sont confrontées à des discriminations systémiques. Il défend une conception du racisme comme un système de pouvoir, et non simplement comme une hostilité ou une haine.

Des propos qui ont fait polémique sur les réseaux sociaux, notamment chez ceux qui estiment que combattre le racisme, c’est combattre TOUS les racismes…

Un discours qui ne semble pas convaincre

Cette prise de parole de Zadi survient alors que son dernier film connaît un démarrage très difficile. Le Grand Déplacement, comédie de science-fiction au ton satirique, raconte l’histoire de Pierre Blé, un ancien pilote ivoirien recruté pour participer à la première mission spatiale africaine vers une planète fictive, Nardal, afin d’y implanter une civilisation noire. Le casting comprend des personnages issus de diverses origines du monde afro-descendant, comme un Antillais ou un Algérien, dans une approche ouvertement militante.

Le film, distribué dans plus de 400 salles, n’a attiré que 7 984 spectateurs lors de son jour de sortie, soit une moyenne d’environ 6 spectateurs par séance, un score très faible pour une production bénéficiant d’un budget de 17,1 millions d’euros. Parmi ce budget, 3 millions proviennent de fonds publics, via France Télévisions, et 630 000 euros ont été alloués par la région Île-de-France.

Jean-Pascal Zadi, connu pour son précédent succès Tout simplement noir (2020), semble ici peiner à convaincre le grand public avec une œuvre plus radicale dans son message politique et plus risquée dans sa forme. Son passage sur France Info, bien que centré sur la promotion du film, aura finalement davantage retenu l’attention pour ses déclarations polémiques que pour le long-métrage lui-même…

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