À la veille des 20 ans de la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, le policier et auteur Abdoulaye Kanté a tenu à remettre les pendules à l’heure face aux propos de Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale. Sur RTL, cette dernière a dénoncé ce dimanche « des violences systémiques dans la police » et promis d’« abroger la loi Cazeneuve » qu’elle qualifie de « permis de tuer ».
Un message d’apaisement contre les discours de haine
En réponse, Abdoulaye Kanté a publié un message ferme sur X : « Madame la Députée, on ne construit pas la paix sociale sur l’opposition entre la police et la population. Vingt ans après la mort tragique de Zyed et Bouna, le devoir de mémoire doit nous rassembler, pas nous diviser. » Le policier, très suivi sur les réseaux, a ajouté que « la France n’est pas un pays où la police tue, mais un pays où des femmes et des hommes servent chaque jour sous le regard de la loi, souvent au péril de leur vie ». Les policiers poursuivis dans l’affaire de la mort de Zyed et Bouna en 2005, ont tous été acquittés.
Alors que Mathilde Panot évoque « 162 morts liées à des contrôles policiers » et accuse la France d’être « pointée du doigt par l’ONU », Abdoulaye Kanté appelle à « comprendre ce qui conduit certains jeunes à fuir l’uniforme au lieu de le voir comme une protection ». Un message d’équilibre et de dialogue, à rebours d’un discours souvent accusé de jeter de l’huile sur le feu.
Cet échange illustre la fracture entre une gauche radicale obsédée par le concept de « racisme systémique » et ceux qui, comme Kanté, défendent une approche de terrain et une République unie autour de ses forces de l’ordre.