L’ONU alerte : l’aide aux réfugiés en Ouganda pourrait s’arrêter dès le mois prochain
L’ONU alerte : l’aide aux réfugiés en Ouganda pourrait s’arrêter dès le mois prochain

GENÈVE, 4 août — Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a tiré la sonnette d’alarme lundi en annonçant que les financements d’urgence destinés aux réfugiés installés en Ouganda seront totalement épuisés dès le mois prochain, à moins d’une aide financière rapide de la part des donateurs internationaux.

Le pays d’Afrique de l’Est, qui accueille l’un des plus grands nombres de réfugiés au monde, principalement en provenance du Soudan, du Soudan du Sud et de la République démocratique du Congo, se retrouve confronté à une crise humanitaire de plus en plus critique. Les fonds actuels ne permettent plus de répondre aux besoins essentiels tels que l’alimentation, la santé, l’éducation ou l’hébergement.

« Les ressources sont dangereusement faibles. Si nous ne recevons pas de financement supplémentaire immédiatement, des centaines de milliers de personnes vulnérables pourraient se retrouver sans soutien dès septembre », a déclaré un porte-parole du HCR. Cette pénurie survient alors que les flux de réfugiés dans la région continuent d’augmenter, notamment en raison de la guerre civile au Soudan et de l’instabilité persistante en RDC.

L’Ouganda a longtemps été salué pour sa politique généreuse à l’égard des réfugiés, leur permettant notamment de travailler, de circuler librement et d’accéder à l’éducation. Mais le système, très dépendant de l’aide internationale, atteint aujourd’hui ses limites. Faute de fonds, des coupes budgétaires sont déjà appliquées dans plusieurs camps, compromettant la sécurité alimentaire et les services de santé.

Selon les dernières données des Nations Unies, l’Ouganda héberge actuellement plus de 1,6 million de réfugiés. Le camp de Kyangwali, dans l’ouest du pays, est l’un des nombreux sites sous pression, accueillant des familles qui ont fui les violences de l’autre côté du lac Albert.

Le HCR appelle la communauté internationale à agir de toute urgence pour éviter un effondrement humanitaire dans un pays qui, malgré ses ressources limitées, reste un pilier de l’accueil des réfugiés en Afrique.

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