Le Groupe d’action financière (GAFI) a annoncé le retrait de l’Afrique du Sud et du Nigeria de sa “liste grise”, qui regroupe les pays soumis à une surveillance renforcée en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Cette décision marque une victoire majeure pour les deux plus grandes économies d’Afrique subsaharienne, longtemps pénalisées par cette classification.
Le retrait du Nigeria et de l’Afrique du Sud témoigne, selon le GAFI, des progrès significatifs accomplis dans la mise en œuvre de réformes structurelles et juridiques destinées à renforcer la transparence financière. Ces améliorations incluent un meilleur contrôle des flux bancaires, une supervision accrue des institutions financières et un renforcement de la coopération internationale en matière d’enquêtes.
Pour Pretoria et Abuja, cette décision représente une bouffée d’oxygène économique. Être retiré de la liste grise pourrait faciliter les entrées de capitaux étrangers, réduire les coûts d’emprunt et restaurer la confiance des investisseurs. Ces deux pays avaient été inscrits sur la liste du GAFI en 2023, un classement qui avait freiné leurs transactions internationales et terni leur réputation financière.
Le GAFI, organisme basé à Paris, a également publié de nouveaux commentaires sur d’autres États placés sous surveillance, notamment l’Iran. Cette réévaluation mondiale s’inscrit dans un contexte de lutte renforcée contre les circuits financiers illicites et les paradis fiscaux.