Des survivants d’al-Fashir racontent leur fuite après la prise de la ville par les milices au Darfour (AP)
Des survivants d’al-Fashir racontent leur fuite après la prise de la ville par les milices au Darfour (AP)

Dans une clinique de fortune du nord du Darfour, des dizaines de blessés et de malnutris tentent de se remettre de ce qu’ils décrivent comme une fuite désespérée hors d’al-Fashir, tombée la semaine dernière aux mains des Forces de soutien rapide (FSR), milice paramilitaire en guerre contre l’armée soudanaise.

Les rescapés parmi lesquels de nombreuses femmes et enfants — font partie des quelque 10 000 personnes ayant réussi à rejoindre la localité de Tawila, où Médecins Sans Frontières (MSF) gère une clinique saturée. Des témoins décrivent des scènes d’horreur : des corps gisant le long des routes, des familles séparées, et des blessés laissés sans soins pendant plusieurs jours avant d’être évacués.

Al-Fashir, dernier bastion de l’armée soudanaise au Darfour occidental, a succombé après un siège de dix-huit mois, au cours duquel les approvisionnements en nourriture et en médicaments avaient été presque entièrement coupés. La famine y a fait des ravages, poussant les habitants à se nourrir d’aliments pour bétail pour survivre, tandis que la ville subissait des frappes aériennes et des attaques de drones.

Des habitants et ONG locales font état de massacres et d’enlèvements massifs depuis la prise de la ville par les FSR. Le sort de milliers de civils reste inconnu. La chute d’al-Fashir représente un tournant majeur dans la guerre civile qui déchire le Soudan depuis plus de deux ans, aggravant une crise humanitaire déjà considérée comme l’une des pires au monde.

Que retenir rapidement ?

Dans une clinique de fortune du nord du Darfour, des dizaines de blessés et de malnutris tentent de se remettre de ce qu’ils décrivent comme une fuite dése

Partager