Au nord de l’Éthiopie, la crainte d’un nouvel embrasement grandit
Au nord de l’Éthiopie, la crainte d’un nouvel embrasement grandit

De nouveaux affrontements ont été signalés ces derniers jours dans l’ouest du Tigré, ravivant les inquiétudes d’une reprise des hostilités entre forces tigréennes et pouvoir fédéral éthiopien, trois ans après la fin de la guerre meurtrière qui a ravagé la région. La zone de Tsemlet, où des violences ont été rapportées, est au cœur de revendications territoriales impliquant également des forces de la région voisine d’Amhara.

Appels internationaux à la désescalade

Dans une lettre adressée à l’Union africaine, le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) affirme soutenir les appels à « la retenue et au dialogue » et se dit prêt à participer à toute initiative de médiation conduite par l’organisation continentale. L’Union africaine a de son côté exhorté les parties à faire preuve d’une « retenue maximale », face au risque de voir se rouvrir un conflit dont le bilan avait été estimé à au moins 600.000 morts.

La situation est suivie de près par les Nations unies, dont le secrétaire général Antonio Guterres appelle également à éviter toute escalade. L’Union européenne a, elle aussi, mis en garde contre les conséquences d’un regain de violences pour les civils et la stabilité régionale, alors que deux frappes de drone auraient été menées samedi au Tigré, causant la mort d’un chauffeur de camion selon un média local proche des autorités tigréennes.

Les tensions s’accompagnent déjà de perturbations majeures : les liaisons aériennes vers le Tigré assurées par Ethiopian Airlines, seule compagnie à desservir cette région, sont suspendues depuis jeudi.

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