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«Nous ne pouvons pas garantir la neutralité de France 5.» Les révélations accablantes des syndicats de France Télévisions. (France 5)

Les syndicats de Force Ouvrière et de la CFDT affirment qu’entre 17 h et 23 h, France Télévisions ne contrôle pas la ligne éditoriale des émissions diffusées sur France 5. Selon eux, il est donc impossible de garantir la neutralité de ces programmes, produits par des sociétés externes, notamment Mediawan, dont Matthieu Pigasse, militant assumé d’extrême gauche, est l’acteur principal.

C à vous et C dans l’air dans le viseur

Cette tranche horaire comprend des talk-shows comme C dans l’air, C ce soir et C à vous, dont la régie éditoriale n’appartient pas à France Télévisions mais à des producteurs externes. Les syndicats ont déclaré : “Factuellement de 17 heures à 23 heures, nous n’avons pas le contrôle de la ligne éditoriale, des propos ni de la modération. Nous ne pouvons pas garantir la neutralité de ce qui se dit à l’antenne”.

Les représentants syndicaux rappellent également des polémiques passées sur ces émissions, avec des rappels à l’ordre pour publicité déguisée et débats jugés insuffisamment modérés.

Externalisation et impartialité : un mariage impossible ?

La question du lien entre externalisation et neutralité se pose en plein débat sur l’impartialité du service public audiovisuel. Une large partie des Français s’interroge, à juste titre, sur la neutralité des contenus, ce qui alimente les interrogations sur la gouvernance éditoriale de France Télévisions.

Mediawan et Matthieu Pigasse : influence ou indépendance ?

Le rôle de Mediawan est au cœur des critiques. La société produit plusieurs émissions pour France Télévisions dans la tranche horaire concernée. La participation de Matthieu Pigasse, connu pour ses engagements médiatiques et financiers, alimente le débat sur l’indépendance éditoriale des contenus produits par des sociétés externes.

L’internalisation : la solution selon les syndicats

France Télévisions n’a pas commenté directement ces très graves accusations. Les syndicats estiment toutefois que si ces programmes étaient internalisés, le groupe pourrait garantir une neutralité et une modération conformes aux standards du service public.

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