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Cyril Hanouna défend Canal+ et Vincent Bolloré face à l’ingratitude du cinéma français

Suite à la cérémonie des César, Cyril Hanouna a vivement dénoncé ce qu’il estime être une forme d’ingratitude du cinéma français à l’égard de Canal+, l’un de ses principaux financeurs historiques. Une prise de position faite dans un climat de tensions persistantes entre une partie du monde culturel et l’actionnaire du groupe, Vincent Billoré, régulièrement critiqué pour son influence sur les médias.

Dans des propos sans détour, l’animateur a ainsi déclaré :

« Si j’étais dirigeant de Canal+, je demanderais au présentateur de remercier Canal+.

Ils critiquent tous l’actionnaire de Canal+ (Vincent Bolloré), mais c’est lui qui paie toute l’année tous les films. Les acteurs sont bien contents d’aller manger les petits fours après la cérémonie. Heureusement que Vincent est là : il est bien gentil de financer, et Canal+ est bien gentil de continuer. »

Vincent Bolloré, figure centrale et polémique du paysage médiatique

Depuis plusieurs années, Vincent Bolloré cristallise une partie des critiques du monde culturel et intellectuel français. À travers sa position d’actionnaire de contrôle du groupe Vivendi, maison mère de Canal+, il est accusé par certains artistes, réalisateurs et syndicats professionnels d’exercer une influence idéologique croissante sur les médias qu’il détient, en particulier CNews.

Selon ses détracteurs, Bolloré incarnerait une concentration excessive des médias et une remise en cause de l’indépendance culturelle. Plusieurs tribunes et prises de position publiques ont ainsi dénoncé une « mainmise » supposée sur la création et l’information.

Le paradoxe du financement du cinéma français

C’est précisément ce paradoxe que pointe Cyril Hanouna. Canal+ demeure, malgré les polémiques, l’un des premiers financeurs du cinéma français, en vertu d’accords avec la filière et d’obligations légales. Chaque année, la chaîne investit massivement dans la production et la pré-financement de films français, dont beaucoup ne doivent leur sortir en salles qu’au financement de Bolloré.

Cette situation alimente un malaise récurrent : une partie du monde du cinéma critique ouvertement Vincent Bolloré tout en bénéficiant, du modèle économique porté par Canal+.

Une fracture entre culture et grands groupes privés

Les propos de Cyril Hanouna pointent le doigt vers une fracture plus large entre les industries culturelles et les grands groupes privés qui les financent. D’un côté, une exigence d’indépendance artistique et morale ; de l’autre, une dépendance structurelle à des financements privés indispensables à la survie du modèle français du cinéma…

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