La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a affirmé mercredi que l’exécutif n’adressait aucun appel au Rassemblement national en vue des élections municipales, prenant ainsi ses distances avec les propos tenus récemment par la ministre Aurore Bergé.
Interrogée sur franceinfo, Maud Bregeon a assuré que le gouvernement « n’appelle le RN à rien », pas plus qu’il ne sollicite La France insoumise. Cette mise au point intervient après que la ministre déléguée à l’Égalité femmes-hommes a invité dimanche le parti de Marine Le Pen à retirer ses candidats dans certaines villes où il n’aurait, selon elle, aucune chance de l’emporter, afin d’éviter une victoire de LFI.
Une ligne de « ni RN, ni LFI »
La porte-parole a renvoyé dos à dos les deux formations, qualifiées de « lignes rouges extrêmement claires ». « Je les combats pour des raisons différentes mais pour des raisons majeures dans les deux cas », a-t-elle déclaré, excluant tout « accord électoral, affiché ou implicite », avec des partis d’« extrême droite ou d’extrême gauche ».
Lors du compte rendu du Conseil des ministres, elle a réaffirmé la position de l’exécutif : « ni le RN, ni LFI ». Selon elle, cette ligne est également celle d’Aurore Bergé, malgré l’appel lancé par cette dernière à un désistement stratégique du RN.
Appel au reste de la gauche
Maud Bregeon a par ailleurs exhorté « le reste de la gauche » à adopter une position « lisible, ferme et définitive » à l’égard de La France insoumise. Elle a dénoncé, notamment dans les Hauts-de-Seine, la présence conjointe des logos d’EELV, du Parti socialiste, du Parti communiste et de LFI sur certains tracts de campagne.
À trois semaines du premier tour des municipales, ces déclarations illustrent les tensions et les débats stratégiques autour des alliances et désistements face aux forces jugées les plus radicales par le gouvernement.