À la veille du débat budgétaire, La France insoumise a dévoilé son contre-projet économique : un plan pharaonique de 168 milliards d’euros de dépenses supplémentaires financées quasi exclusivement par une pluie de nouveaux impôts. Fidèle à son mantra, le parti de Jean-Luc Mélenchon promet d’« aller chercher l’argent là où il est » : rétablissement de l’ISF, taxe « Zucman » sur les multinationales, réforme punitive de l’héritage, hausse des cotisations… rien n’échappe à la voracité fiscale des Insoumis.
Un budget parallèle aux relents marxistes
Dans le détail, le SMIC grimperait à 1600 euros nets, les retraites reviendraient à 60 ans et l’État engagerait des dizaines de milliards pour « la bifurcation écologique », la revalorisation des fonctionnaires ou encore la lutte contre les discriminations. Au total, près de 170 milliards de dépenses nouvelles pour une France déjà étranglée par sa dette. Pour compenser, LFI espère 183 milliards de recettes : un chiffre que même les économistes les plus bienveillants jugent irréaliste.
La taxe « Zucman » sur les grandes fortunes, censée rapporter 20 milliards, ou la taxation à 100 % des héritages au-delà de 12 millions d’euros, illustrent cette logique punitive. Les entreprises seraient, elles aussi, lourdement ponctionnées, via la suppression des exonérations, le retour de la taxe d’habitation pour les plus aisés ou la réintroduction de la CVAE.
Alors que la commission des finances vient de rejeter la partie « recettes » du budget gouvernemental, ce contre-projet insoumis prend des allures d’utopie fiscale. Sous couvert de « justice sociale », il consacre surtout le retour du tout-à-l’impôt, une vision économique héritée d’un autre siècle, celui où l’État se croyait capable de tout financer, quitte à ruiner ceux qui créent la richesse.