Après la réforme du marché électrique, l’exécutif promet un choc tarifaire évité
Après la réforme du marché électrique, l’exécutif promet un choc tarifaire évité

À l’approche de la disparition d’un mécanisme clé du marché de l’électricité, l’exécutif affiche sa confiance. Selon Bercy, les foyers français ne devraient pas subir de hausse significative de leur facture au cours des deux prochaines années, en dépit de la fin, au 31 décembre 2025, d’un système qui encadrait depuis plus d’une décennie la vente d’électricité nucléaire par EDF à ses concurrents.

Cette assurance repose sur le contexte actuel des marchés de gros, marqués par des prix relativement bas grâce à une production nucléaire abondante et faiblement carbonée. Le gouvernement estime que cet environnement limitera les répercussions de la réforme sur les tarifs payés par les consommateurs, notamment ceux restés aux tarifs réglementés, qui concernent encore près d’un ménage sur deux.

Un nouveau cadre pour encadrer les recettes d’EDF

À partir de 2026, le dispositif historique sera remplacé par un mécanisme de régulation inédit. EDF pourra commercialiser son électricité de manière plus libre, mais ses revenus resteront plafonnés. Si les prix de marché dépassent certains seuils, une partie des gains sera reversée afin d’amortir l’impact pour les particuliers et les entreprises. Compte tenu des niveaux actuels, les autorités de régulation jugent toutefois peu probable l’activation de ce filet de sécurité à court terme.

Cette lecture optimiste est nuancée par plusieurs acteurs du secteur, qui soulignent que la réforme pourrait empêcher les consommateurs de bénéficier pleinement de la récente détente des prix de l’électricité. Selon eux, sans ce changement de règles, une baisse des factures aurait été envisageable dès 2026, là où le gouvernement table désormais sur une simple absence de hausse.

Partager