La cour d’assises spéciale de l’Oise a condamné Delphine Pinto à trente ans de réclusion criminelle pour avoir organisé l’assassinat de son mari, Jean-Christophe Piel, en 2021. Le tireur, Yassine Zekri, a écopé de la même peine, assortie d’une période de sûreté des deux tiers. Les magistrats ont estimé que le meurtre avait été préparé et exécuté dans le cadre d’une action concertée.
Jean-Christophe Piel, kinésithérapeute de profession, avait été tué d’une balle dans la tête alors qu’il jardinait devant son domicile de l’Oise. Au moment des faits, le couple était engagé dans une procédure de divorce particulièrement conflictuelle. L’homme avait également été visé par plusieurs accusations de violences et d’agressions sexuelles formulées par son épouse et certains enfants de la famille.
Un procès marqué par des accusations familiales et des versions opposées
Durant les deux semaines d’audience, Delphine Pinto a reconnu avoir pu souhaiter la mort de son mari mais a toujours nié avoir participé à un projet criminel. Ses avocats ont plaidé l’acquittement, mettant en avant un parcours personnel marqué par de nombreuses difficultés et contestant l’existence de preuves directes démontrant une commandite du meurtre.
L’accusation a au contraire décrit un projet mûrement réfléchi ayant conduit à l’exécution de Jean-Christophe Piel. Plusieurs témoins entendus au procès ont présenté l’accusée comme une femme capable d’exercer une forte emprise sur son entourage. La cour a finalement suivi en grande partie l’analyse du parquet, qui avait requis la réclusion criminelle à perpétuité contre Delphine Pinto et le tireur présumé. Cette condamnation met provisoirement un terme à l’un des dossiers criminels les plus suivis de ces dernières années dans l’Oise.
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