Un intervenant en anglais travaillant dans une école maternelle privée du nord de Paris a été placé en garde à vue, soupçonné de viols et d’agressions sexuelles sur de jeunes enfants. Une vingtaine de plaintes auraient été déposées contre cet homme, qui intervenait dans le cadre d’activités périscolaires. L’enquête porte sur des faits particulièrement graves qui auraient été commis auprès d’élèves de maternelle.
Les investigations ont débuté au début du mois de juillet après la plainte des parents d’une fillette âgée de trois ans et demi. Les faits auraient eu lieu pendant des séances d’initiation à l’anglais. Depuis cette première alerte, d’autres familles se seraient manifestées, conduisant les enquêteurs à élargir leurs investigations. À ce stade, la procédure est toujours en cours et les faits reprochés devront être établis par la justice.
L’intervenant avait été écarté dès le signalement
L’homme travaillait pour CapEnglish, une société spécialisée dans l’apprentissage des langues. Celle-ci affirme avoir immédiatement suspendu son intervenant de toute activité auprès des élèves après avoir été informée des accusations par la direction de l’établissement. L’entreprise assure également que les vérifications prévues lors de son recrutement avaient été effectuées et qu’aucun élément connu à ce moment-là ne faisait obstacle à son intervention auprès de mineurs.
L’affaire relance la question du contrôle des intervenants extérieurs amenés à travailler quotidiennement avec de très jeunes enfants dans les écoles. Au-delà de l’enquête pénale, les investigations devront notamment préciser les circonstances dans lesquelles les faits présumés auraient pu se produire et déterminer si d’éventuels signaux avaient été détectés plus tôt. CapEnglish affirme de son côté coopérer pleinement avec les enquêteurs et s’être engagée à leur transmettre tous les éléments utiles à la procédure.

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