La banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, a été secouée par une série de frappes israéliennes, précédées d’appels à l’évacuation des habitants. Ces attaques ont provoqué une panique généralisée et ravivé les tensions dans la région.
L’armée israélienne a lancé des appels à l’évacuation de plusieurs quartiers de la banlieue sud de Beyrouth, notamment Bourj el-Brajné, Haret Hreik et Hadeth, affirmant viser des “ateliers de fabrication de drones” utilisés par le Hezbollah. Ces avertissements ont été diffusés via des appels téléphoniques et des messages sur les réseaux sociaux, provoquant la panique parmi les résidents.
Peu après ces avertissements, des frappes d’avertissement ont été menées, suivies de frappes réelles qui ont touché plusieurs bâtiments résidentiels. Des témoins ont rapporté des explosions et des colonnes de fumée s’élevant au-dessus des quartiers visés.
Le Liban condamne ces attaques
Le ministère libanais des Affaires étrangères a condamné ces frappes, les qualifiant de “violation flagrante de la souveraineté libanaise” et de “menace pour la stabilité régionale”. Le président libanais a appelé la communauté internationale à intervenir pour mettre fin à ces attaques.
En Israël, l’armée a déclaré que ces frappes visaient des installations militaires du Hezbollah et étaient une réponse aux tirs de roquettes en provenance du Liban.
Conséquences humanitaires
Les frappes ont provoqué des déplacements massifs de population, les habitants fuyant les zones ciblées. Des écoles et des hôpitaux ont été endommagés, exacerbant la crise humanitaire dans la région. Les organisations humanitaires ont appelé à un cessez-le-feu immédiat pour permettre l’acheminement de l’aide aux civils touchés.
Ces événements surviennent dans un contexte de tensions accrues entre Israël et le Hezbollah, avec des échanges de tirs réguliers à la frontière sud du Liban. La communauté internationale craint une escalade du conflit qui pourrait déstabiliser davantage la région…