Le président américain Donald Trump a relevé de 10 000 le plafond d’admission des réfugiés pour l’année en cours, afin de permettre l’accueil d’un plus grand nombre de Sud-Africains blancs, selon une décision annoncée lundi à Washington.
Cette mesure porte le plafond total à 17 500 admissions pour l’exercice budgétaire 2026. Elle s’inscrit dans une politique migratoire que l’administration justifie par des préoccupations liées à la sécurité et à des allégations de violences visant certaines communautés en Afrique du Sud.
La décision repose sur l’argument avancé par la Maison-Blanche selon lequel des formes d’« incitation à la violence à caractère racial » toucheraient les Afrikaners, population d’origine européenne en Afrique du Sud. Ces accusations ont été régulièrement mises en avant par Donald Trump pour justifier un traitement spécifique dans le cadre du programme américain d’accueil des réfugiés.
Le gouvernement sud-africain rejette fermement ces affirmations, estimant qu’il n’existe aucune persécution systématique visant les populations blanches du pays. Pretoria affirme que la situation sécuritaire concerne l’ensemble de la population et qu’elle ne constitue pas un motif de statut de réfugié au sens du droit international.
Cette décision intervient dans un contexte de durcissement plus large de la politique migratoire américaine sous la présidence Trump, avec un contrôle renforcé des critères d’admission et une réorientation de certaines priorités humanitaires.
Le programme américain de réinstallation des réfugiés, qui est habituellement plafonné chaque année par le gouvernement, devient ainsi un nouvel outil politique dans les débats sur l’immigration et la sécurité nationale aux États-Unis.
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