Le Comité international olympique (CIO) a défendu mercredi sa décision de lever provisoirement la suspension du Comité olympique russe (ROC), après que neuf États membres de l’Union européenne ont demandé à Bruxelles de cesser de financer les organisations sportives ayant réintégré les athlètes russes et biélorusses dans les compétitions internationales.
Dans une lettre adressée au commissaire européen chargé des Sports, Glenn Micallef, l’Estonie, le Danemark, la Finlande, la Lettonie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Pologne, la Roumanie et la Suède ont appelé l’Union européenne à suspendre les financements accordés à plusieurs instances sportives, dont le CIO, World Aquatics et la Fédération internationale d’escrime.
Le CIO a expliqué que la suspension du Comité olympique russe, en vigueur depuis octobre 2023, avait été levée plus tôt ce mois-ci après que le ROC a retiré de sa structure les organisations sportives des territoires ukrainiens occupés. C’est précisément l’intégration de ces entités qui avait conduit à sa suspension.
Un porte-parole du CIO a toutefois insisté sur le caractère provisoire de cette décision, affirmant qu’elle ne traduisait pas un changement plus large de la position de l’organisation à l’égard de la Russie. L’instance olympique souligne qu’elle continue d’agir conformément à ses règles et à la Charte olympique, tout en tenant compte des conséquences du conflit en Ukraine.
Cette décision intervient dans un contexte où la participation des sportifs russes et biélorusses continue de diviser le monde sportif et plusieurs gouvernements européens, certains estimant qu’un retour aux compétitions internationales ne devrait pas être envisagé tant que la guerre en Ukraine se poursuit.
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