La Corée du Sud a reconnu vendredi des incertitudes liées aux dommages subis par les installations de gaz naturel liquéfié (GNL) au Qatar, tout en cherchant à rassurer sur l’impact potentiel pour son approvisionnement énergétique. Séoul affirme disposer de solutions alternatives pour limiter les perturbations.
Ces inquiétudes font suite aux attaques iraniennes contre des infrastructures énergétiques qataries, qui ont contraint la compagnie nationale QatarEnergy à envisager l’invocation de la force majeure sur certains contrats à long terme. Selon l’entreprise, ces frappes ont mis hors service environ 17 % de sa capacité d’exportation de GNL.
Cette situation pourrait affecter plusieurs pays dépendants du gaz qatari, notamment l’Italie, la Belgique, la Corée du Sud et la Chine. Toutefois, les autorités sud-coréennes ont insisté sur le fait que l’impact resterait limité, grâce à la diversification de leurs sources d’approvisionnement.
Troisième importateur mondial de GNL après la Chine et le Japon, la Corée du Sud dépend fortement de ce combustible pour produire de l’électricité, alimenter son industrie et chauffer les habitations. En 2025, elle a importé près de 47,77 millions de tonnes de GNL, dont 7,16 millions en provenance du Qatar, selon des données du cabinet Kpler.
Malgré ces chiffres, Séoul estime être en mesure de compenser d’éventuelles baisses de livraison en se tournant vers d’autres fournisseurs. Cette stratégie vise à garantir la continuité énergétique du pays dans un contexte international marqué par de fortes tensions.
L’épisode illustre néanmoins la fragilité des marchés énergétiques mondiaux face aux conflits géopolitiques. Les attaques contre des infrastructures clés, comme celles du Qatar, alimentent les craintes de perturbations plus larges susceptibles d’affecter l’ensemble des économies dépendantes du gaz.
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