Washington, Séoul et Tokyo mettent en garde contre les activités « déstabilisatrices » autour de Taïwan @AP
Washington, Séoul et Tokyo mettent en garde contre les activités « déstabilisatrices » autour de Taïwan @AP

Les chefs de la diplomatie des États-Unis, de la Corée du Sud et du Japon ont exprimé mardi leur inquiétude face à la multiplication d’activités « déstabilisatrices » autour de Taïwan, dans une déclaration commune publiée après leur rencontre à New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio, le ministre japonais des Affaires étrangères Iwaya Takeshi et son homologue sud-coréen Cho Hyun ont également réaffirmé leur opposition aux « revendications maritimes illégales » en mer de Chine méridionale et aux tentatives d’imposer ces revendications. Sans mentionner directement Pékin, ce communiqué intervient alors que les tensions ne cessent de croître entre la Chine et les alliés de Washington sur cette zone stratégique.

La Chine a réagi en dénonçant des propos « irresponsables ». Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a appelé les trois pays à cesser toute forme de « connivence avec les activités séparatistes d’indépendance de Taïwan » et à respecter les efforts régionaux de règlement des différends par le dialogue, au lieu de « provoquer la confrontation ».

De son côté, Taïwan a salué le soutien exprimé. Le ministère taïwanais des Affaires étrangères a indiqué que Taipei continuerait de coopérer avec les États-Unis, le Japon, la Corée du Sud et d’autres partenaires partageant les mêmes valeurs afin de préserver la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan et dans l’Indo-Pacifique.

Pékin revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, dont les zones économiques exclusives de plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, et considère Taïwan comme une province destinée à être réunifiée, par la force si nécessaire. Taïwan, dirigée démocratiquement, rejette catégoriquement ces prétentions.

Lors de leur réunion, les trois ministres ont également réaffirmé leur engagement commun à mettre fin au programme nucléaire de la Corée du Nord, qui demeure une préoccupation majeure de sécurité dans la région.

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