L’Union européenne cible des raffineries chinoises dans un nouveau train de sanctions contre la Russie
L’Union européenne cible des raffineries chinoises dans un nouveau train de sanctions contre la Russie

L’Union européenne s’apprête à adopter son 19e paquet de sanctions contre la Russie, comprenant cette fois des mesures visant directement plusieurs acteurs de l’industrie pétrolière chinoise. Selon des sources diplomatiques à Bruxelles, quatre entreprises seront inscrites sur la liste noire pour avoir contribué à contourner les restrictions occidentales imposées à Moscou depuis le début de la guerre en Ukraine.

Deux raffineries de pétrole chinoises et un important négociant figurent parmi les entités visées. Ces sanctions constituent, selon les observateurs, les mesures les plus significatives à ce jour prises par l’UE à l’encontre de sociétés chinoises dans le cadre du conflit russo-ukrainien. Bruxelles reproche à ces entreprises d’avoir aidé la Russie à maintenir ses exportations énergétiques malgré les embargos occidentaux, notamment via des circuits d’approvisionnement détournés ou des opérations de revente camouflées.

Ce nouveau train de mesures intervient dans un contexte de pression croissante sur Pékin. L’Union européenne entend ainsi renforcer la traçabilité du commerce de produits pétroliers et fermer les brèches exploitées pour financer l’effort de guerre russe. Les diplomates européens précisent que le texte, actuellement en cours de finalisation, devrait être adopté dans les prochains jours.

De son côté, la Chine a rejeté toute accusation de coopération illégale avec la Russie, affirmant que ses échanges restaient « strictement conformes aux règles du commerce international ». Pékin a également dénoncé les sanctions comme « extraterritoriales » et « injustifiées », estimant qu’elles risquent d’affaiblir davantage les relations économiques sino-européennes.

Cette décision de l’Union européenne fait suite à des mesures similaires prises récemment par le Royaume-Uni, qui a sanctionné une raffinerie et plusieurs ports chinois soupçonnés de faciliter le commerce pétrolier russe. En s’attaquant désormais à ces acteurs asiatiques, Bruxelles espère resserrer l’étau économique sur Moscou, tout en adressant un message clair aux pays tiers tentés de contourner les restrictions en vigueur.

Que retenir rapidement ?

L’Union européenne s’apprête à adopter son 19e paquet de sanctions contre la Russie, comprenant cette fois des mesures visant directement plusieurs acteurs

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