La Commission européenne a proposé mercredi de suspendre un accord de libre-échange couvrant environ 5,8 milliards d’euros d’exportations israéliennes, en réaction à la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza. Mais la mesure, hautement symbolique et politiquement sensible, ne dispose pas encore du soutien nécessaire parmi les États membres pour être adoptée.
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a également présenté un ensemble de sanctions visant deux ministres israéliens – Itamar Ben-Gvir, ministre de la Sécurité nationale, et Bezalel Smotrich, ministre des Finances – ainsi que plusieurs colons israéliens accusés de violences et dix membres importants du Hamas.
La proposition intervient alors que l’offensive israélienne, entrée dans sa deuxième année, continue de provoquer une grave crise humanitaire dans la bande de Gaza, accentuant la pression politique sur Bruxelles pour qu’elle adopte une position plus ferme.
Toutefois, la suspension des accords de libre-échange ne fait pas consensus. Le soutien de l’Allemagne, acteur clé dans les décisions européennes, sera déterminant. Berlin, traditionnellement proche d’Israël, n’a pas encore indiqué s’il appuierait une telle mesure.
Du côté israélien, le ministre des Affaires étrangères a rejeté les propositions de Bruxelles, estimant qu’elles reposaient sur une vision « déformée » de la réalité et qu’elles affaibliraient davantage les relations entre l’Union européenne et Israël.