Le Hamas a confirmé lundi la mort de deux de ses principaux responsables durant la guerre menée cette année dans la bande de Gaza : Abou Oubaïda, porte-parole de sa branche armée, et Mohammed Sinwar, qui dirigeait alors le mouvement dans l’enclave palestinienne. Cette annonce intervient plusieurs mois après des déclarations similaires de l’armée israélienne.
Selon le communiqué, Abou Oubaïda, figure emblématique des Brigades al-Qassam et voix médiatique du mouvement, a été tué au cours du conflit. Son visage masqué et ses prises de parole régulières avaient fait de lui l’un des symboles les plus reconnaissables du Hamas, tant auprès de ses partisans que de ses adversaires.
Le Hamas a également confirmé la mort de Mohammed Sinwar, responsable du mouvement à Gaza au moment des faits. L’armée israélienne avait annoncé en mai l’avoir tué lors d’une opération militaire. Il était le frère cadet de Yahya Sinwar, ancien chef du Hamas et figure centrale de l’organisation islamiste palestinienne.
Trois mois après l’annonce concernant Mohammed Sinwar, l’armée israélienne avait indiqué avoir également éliminé Abou Oubaïda, une information restée jusque-là sans confirmation officielle du Hamas. La reconnaissance de ces décès par le mouvement marque une étape symbolique dans le bilan humain et stratégique du conflit.
La disparition de ces deux responsables illustre l’ampleur des pertes subies par le Hamas au cours de la guerre, alors qu’Israël affirme avoir ciblé systématiquement les cadres militaires et politiques du mouvement. De son côté, le Hamas n’a pas précisé les circonstances exactes de leur mort ni les conséquences organisationnelles immédiates.
Cette confirmation intervient dans un contexte de fortes tensions régionales et de débats internationaux sur l’avenir de Gaza. Elle souligne également la dimension durable du conflit, alors que chaque camp continue de revendiquer des succès militaires malgré l’absence de solution politique à court terme.