La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a affirmé samedi qu’il n’était pas question de renégocier le vaste programme d’investissements de 550 milliards de dollars signé avec les États-Unis, malgré les récents changements politiques à Tokyo.
« Je crois que même en cas de changement de Premier ministre, les promesses faites entre les gouvernements ne devraient pas être modifiées », a déclaré Takaichi lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) à Gyeongju, en Corée du Sud.
La dirigeante japonaise, connue pour ses positions conservatrices, a souligné la continuité de la coopération économique et sécuritaire entre Tokyo et Washington, qui reste un pilier central de la politique étrangère du Japon. Cet accord colossal vise à renforcer les échanges technologiques, énergétiques et industriels entre les deux alliés.
Takaichi a également refusé de commenter le nouvel accord commercial signé entre la Corée du Sud et les États-Unis, précisant que les détails n’avaient pas encore été rendus publics. Première femme à occuper le poste de Premier ministre au Japon, elle s’impose déjà comme une figure forte du nationalisme économique nippon, promettant de défendre les intérêts du pays tout en consolidant ses alliances stratégiques dans la région Asie-Pacifique.