Kim Yong Nam, figure politique emblématique de la Corée du Nord et ancien chef d’État honorifique, est décédé à l’âge de 97 ans, ont annoncé mardi les médias d’État nord-coréens.
Ancien président du Présidium de l’Assemblée populaire suprême, Kim Yong Nam a occupé pendant près de deux décennies le rôle de représentant officiel du pays à l’étranger, servant sous les trois dirigeants de la dynastie Kim — Kim Il-sung, Kim Jong-il et Kim Jong-un. Il a été considéré comme la principale figure diplomatique du régime, assurant les relations extérieures du pays lors de nombreux sommets internationaux.
Diplomate de carrière, Kim Yong Nam a débuté au ministère des Affaires étrangères avant d’accéder aux plus hautes instances du Parti des travailleurs de Corée. Il avait notamment représenté Pyongyang lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang en 2018, marquant un rare moment d’apaisement entre les deux Corées.
Sa disparition met fin à l’une des plus longues carrières politiques du pays, celle d’un homme souvent décrit comme loyal, discret et dévoué à la survie du régime. Les médias nord-coréens ont salué « un révolutionnaire fidèle et un serviteur du peuple », sans préciser les causes de son décès ni les détails de ses funérailles.