Un tribunal de Hong Kong a condamné lundi trois individus à des peines allant jusqu’à 18 ans de prison pour leur implication dans une série de projets d’attentats à la bombe survenus en 2019 et 2020, lors de la période de fortes tensions politiques qui a suivi les manifestations pro-démocratie.
Ho Cheuk-wai, âgé de 41 ans, a écopé de la peine la plus lourde — 18 ans de réclusion — après avoir été désigné comme le principal instigateur de l’affaire. Ses complices, Lee Ka-pan (31 ans) et Cheung Ka-chun (35 ans), ont été condamnés respectivement à 16 ans et huit mois de prison.
Le juge Johnny Chan a rappelé que les accusés avaient mis en danger des vies en plaçant des engins explosifs dans des lieux publics, notamment dans les toilettes de l’hôpital Caritas à Kowloon et dans un train à la gare de Lo Wu. Bien que les bombes aient explosé, elles n’ont fait aucune victime.
Le magistrat a souligné la nécessité de dissuader toute tentative similaire, déclarant que « le tribunal doit donner un message clair : ces actes, motivés par des considérations politiques ou idéologiques, ne sauraient être tolérés ». Il a ajouté que Ho Cheuk-wai n’avait montré « aucun remords » et que les perspectives de réhabilitation étaient limitées.
Cette affaire s’inscrit dans la série de procès liés aux violences survenues après la révolte de 2019, lorsque Hong Kong a été secoué par des manifestations massives contre l’ingérence croissante de Pékin.