Erdogan juge « illégale et inacceptable » la reconnaissance du Somaliland par Israël (AP)
Erdogan juge « illégale et inacceptable » la reconnaissance du Somaliland par Israël (AP)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a vivement condamné mardi la décision d’Israël de reconnaître formellement la République autoproclamée du Somaliland, qualifiant cette initiative d’« illégale » et « inacceptable ». Selon lui, cette reconnaissance constitue une tentative de déstabilisation de la Corne de l’Afrique.

S’exprimant à Istanbul lors d’une conférence de presse conjointe avec le président somalien Hassan Sheikh Mohamud, Erdogan a estimé que cette décision portait atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Somalie, dont le Somaliland s’est unilatéralement séparé en 1991 sans être reconnu par la communauté internationale.

Le chef de l’État turc a réaffirmé le soutien d’Turquie à l’unité de la Somalie et au cadre du droit international, soulignant que toute reconnaissance d’entités sécessionnistes sans l’accord des autorités centrales risquait d’aggraver les tensions régionales dans une zone déjà marquée par des conflits et des rivalités géopolitiques.

Au cours de la même intervention, Erdogan a annoncé que la Turquie prévoyait de lancer en 2026 des opérations de forage énergétique offshore au large des côtes somaliennes, conformément à un accord bilatéral récemment conclu. Il a précisé que deux nouveaux navires de forage viendraient renforcer la flotte turque afin de soutenir ces projets énergétiques.

Le président turc a également évoqué des projets de coopération plus ambitieux, indiquant qu’Ankara envisageait l’établissement d’un spatioport en Somalie dans le cadre de ses accords bilatéraux avec Mogadiscio, sans toutefois fournir de détails supplémentaires sur le calendrier ou la portée de cette initiative.

La reconnaissance du Somaliland par Israël, une première depuis plus de trois décennies, a suscité de vives réactions dans la région et au sein des instances internationales, plusieurs pays redoutant qu’elle ne crée un précédent et ne ravive des tensions territoriales sensibles en Afrique de l’Est.

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