Le pape Léon XIII a dénoncé jeudi les conditions de vie des Palestiniens dans la bande de Gaza lors de son premier sermon de Noël, adoptant un ton inhabituellement direct pour une célébration traditionnellement spirituelle et solennelle.
Évoquant la naissance de Jésus dans une étable, le souverain pontife a déclaré que Dieu avait « dressé sa fragile tente » parmi les peuples du monde, établissant un parallèle explicite avec les civils vivant sous des abris précaires à Gaza, exposés depuis des semaines aux intempéries et aux privations.
Le pape, élu en mai pour succéder à son prédécesseur, est connu pour un style plus réservé et diplomatique, s’abstenant généralement de références politiques directes dans ses homélies. Son intervention a donc marqué une inflexion notable, soulignant la gravité de la situation humanitaire dans l’enclave palestinienne.
Lors de la bénédiction de Noël qui a suivi, il a également appelé à la fin de la guerre en Ukraine et a exprimé son inquiétude face aux conflits persistants dans plusieurs régions du monde, notamment en Asie et en Afrique.
Le pape a enfin rappelé l’importance de la solidarité envers les migrants et les réfugiés, un thème central de son pontificat naissant, en soulignant la responsabilité morale des États et des sociétés face aux souffrances humaines liées aux conflits et aux déplacements forcés.