L’Union européenne a annoncé mardi que son programme de prêts à taux réduit pour des projets de défense, d’un montant total de 150 milliards d’euros (176 milliards de dollars), avait été intégralement souscrit par 19 États membres. Selon la Commission européenne, la Pologne en bénéficiera le plus largement, avec 43,7 milliards d’euros, soit environ 51 milliards de dollars.
Ce mécanisme, baptisé Security Action For Europe (SAFE), repose sur un emprunt commun garanti par le budget de l’UE. Il vise à renforcer les capacités de défense du bloc, combler les lacunes critiques et financer l’achat d’équipements militaires, dans un contexte de menace persistante venant de la Russie et de la Biélorussie.
« Il y avait beaucoup de scepticisme sur le faible intérêt potentiel. Nous constatons l’inverse : la demande des États membres a été un succès éclatant. Et pas seulement de la part des pays situés en première ligne à l’Est », a déclaré le commissaire européen à la Défense, Andrius Kubilius, lors d’une conférence de presse.
Après la Pologne, la Roumanie arrive en deuxième position avec 16,7 milliards d’euros, suivie par la Hongrie et la France qui recevront chacune 16,2 milliards. D’autres pays européens, non précisés dans le détail, se partageront le reste des financements.
Cette initiative s’inscrit dans l’effort de l’Union européenne pour accroître son autonomie stratégique et sa préparation militaire face aux tensions croissantes sur son flanc oriental, dans le sillage de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et des exercices militaires russo-biélorusses en cours.