Le président slovaque Peter Pellegrini a mis son veto à une loi visant à réformer le système national de protection des lanceurs d’alerte, une décision qui relance le débat sur les engagements de la Slovaquie en matière de lutte contre la corruption. Le texte, porté par le gouvernement de Robert Fico, prévoyait l’abolition du Bureau de protection des lanceurs d’alerte et sa substitution par un nouvel organisme dirigé par une équipe nommée par l’exécutif.
Les critiques affirment que cette réforme placerait le futur organisme sous une influence politique accrue, affaiblissant les garanties offertes aux fonctionnaires et salariés signalant des irrégularités. Ils estiment également que cette évolution pourrait mettre en péril les engagements européens du pays en matière d’État de droit.
Le veto présidentiel intervient alors que plusieurs organisations internationales expriment leurs préoccupations sur l’indépendance des institutions slovaques de contrôle. Le gouvernement, pour sa part, affirme que la réforme vise à améliorer l’efficacité du système en simplifiant sa structure.
Le Parlement pourra encore tenter de surmonter le veto, ce qui ouvrirait la voie à l’adoption définitive du texte malgré les critiques internes et européennes.