Le Parlement du Kosovo n’est pas parvenu, dimanche, à élire Albin Kurti au poste de Premier ministre, accentuant l’impasse politique qui paralyse le pays depuis plusieurs mois. Le dirigeant du parti Vetevendosje, actuellement Premier ministre par intérim, n’a recueilli que 56 voix sur les 120 que compte l’Assemblée, soit cinq de moins que la majorité nécessaire pour former un nouveau gouvernement.
Ce nouvel échec intervient après un scrutin législatif non concluant en février, marqué par de profondes divisions entre les formations politiques kosovares. Faute de consensus, le pays pourrait être contraint de retourner aux urnes d’ici la fin de l’année. Plusieurs observateurs estiment que ces élections anticipées risquent d’aggraver les tensions internes, alors que le Kosovo fait face à une stagnation économique et à des relations toujours tendues avec la Serbie.
Albin Kurti, connu pour son discours nationaliste et sa ligne dure à l’égard de Belgrade, a appelé les députés à « agir dans l’intérêt du peuple kosovar » et à « préserver la stabilité institutionnelle ». Toutefois, ses adversaires politiques l’accusent de rigidité et d’avoir échoué à construire une coalition viable.
Si aucune majorité n’est trouvée dans les prochaines semaines, le président du Kosovo devrait dissoudre le Parlement et convoquer des élections anticipées, dans un climat de méfiance croissante entre les partis et d’impatience de la population face à la paralysie politique.