Le parlement de l’État australien de Nouvelle-Galles du Sud s’est réuni lundi en session exceptionnelle afin d’examiner un ensemble de mesures législatives destinées à renforcer le contrôle des armes à feu, à la suite de la fusillade meurtrière survenue la semaine dernière sur la plage de Bondi, à Sydney, lors d’une célébration juive de Hanoukka.
Les députés ont été convoqués pour deux jours de débats autour d’un projet de loi qui limiterait à quatre le nombre d’armes à feu autorisées par personne, avec un plafond relevé à dix pour certaines catégories professionnelles comme les agriculteurs. Le texte prévoit également l’interdiction de l’affichage de symboles terroristes et un encadrement plus strict des manifestations publiques, dans un contexte de forte émotion nationale après l’attaque qui a fait 15 morts.
Cette initiative intervient alors que l’Australie dispose déjà de l’une des législations les plus strictes au monde en matière d’armes à feu, mise en place après la tuerie de Port Arthur en 1996. Les autorités estiment toutefois que les événements de Bondi ont mis en lumière la nécessité d’adapter encore le cadre légal face aux menaces contemporaines, notamment liées au terrorisme et à la radicalisation.
Sur le plan politique, la fusillade a également eu des répercussions au niveau fédéral. Selon un récent sondage, la cote de popularité du Premier ministre Anthony Albanese a reculé après l’attaque, certains électeurs estimant que le gouvernement n’a pas agi suffisamment tôt face à la montée des tensions et des actes de violence. Les débats parlementaires s’annoncent donc sensibles, entre impératif de sécurité, respect des libertés publiques et attentes d’une population profondément marquée par le drame.