L’armée de l’air nigériane a affirmé samedi avoir tué au moins 35 combattants islamistes lors de frappes aériennes menées près de la frontière avec le Cameroun, après avoir reçu des renseignements faisant état de préparatifs d’une attaque contre ses troupes au sol.
Selon le porte-parole Ehimen Ejodame, les frappes ont visé quatre points de rassemblement utilisés par les insurgés. Après l’opération, la communication a été rétablie avec les forces terrestres déployées dans la zone, qui ont confirmé que le secteur avait été sécurisé.
Cette offensive s’inscrit dans une campagne militaire renforcée dans le nord-est du pays, région en proie depuis plus d’une décennie aux violences de groupes djihadistes affiliés à Boko Haram et à l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).
La semaine dernière, l’armée nigériane avait annoncé avoir éliminé 592 membres de milices armées en huit mois, un chiffre qui, selon elle, dépasse les résultats obtenus en 2024. Abuja veut ainsi montrer qu’elle reprend l’initiative face aux insurgés, malgré les attaques régulières qui continuent de viser civils et militaires.
Les frappes de samedi témoignent de la volonté du Nigeria de consolider ses gains militaires, mais la stabilité durable de la région reste incertaine, les insurgés conservant une capacité de nuisance à travers les frontières poreuses avec le Cameroun, le Tchad et le Niger.