Justice : le Sénat veut désengorger les tribunaux criminels et moderniser le statut des magistrats
Justice : le Sénat veut désengorger les tribunaux criminels et moderniser le statut des magistrats

Le Sénat a rejeté ce mardi soir la proposition visant à suspendre la réforme des retraites de 2023 jusqu’en 2028. La droite et le centre, majoritaires au Palais du Luxembourg, ont estimé qu’un tel retour en arrière serait « certainement la pire décision politique des dernières décennies ». Cette position contredit le vote de l’Assemblée nationale, qui s’était prononcée il y a quinze jours en faveur de la suspension.

Les débats ont été particulièrement tendus entre la majorité sénatoriale et la gauche. Bruno Retailleau, président de LR, a défendu une position de fermeté : « Il faut travailler plus si nous voulons renouer avec la prospérité. Ne rien faire, c’est se condamner au déficit éternel ». À gauche, Patrick Kanner, chef du groupe socialiste, a dénoncé un choix « idéologique » qui revient, selon lui, à « voler des années de vie à 3,5 millions de Français ».

La majorité sénatoriale assume sa ligne

Pour la droite, cette décision est avant tout une question de responsabilité budgétaire. Pascale Gruny, rapporteure LR de la commission des affaires sociales, a rappelé que « dans un système par répartition, le choix est simple : soit le report d’âge, soit la baisse des pensions, soit la hausse des cotisations ». Le rejet du texte fragilise désormais les chances d’un compromis entre les deux chambres sur le budget de la Sécurité sociale et relance le débat sur la soutenabilité du modèle français des retraites.

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