Le député insoumis des Bouches-du-Rhône, Sébastien Delogu, sera entendu ce vendredi 16 mai par la police dans le cadre d’une enquête pour vol, recel de vol et atteinte à la vie privée, après les perquisitions menées jeudi matin à son domicile et à sa permanence parlementaire à Marseille. L’opération, conduite par la brigade financière, fait suite à une plainte déposée par Isidore Aragones, ancien dirigeant de la société Laser Propreté.
Une affaire mêlant documents volés et conflit social
Selon la plainte, des documents personnels d’Aragones — relatifs à ses investissements et à son soutien à l’armée israélienne — auraient été diffusés en ligne par Delogu et Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, après avoir été volés lors d’un mouvement social dans l’entreprise. L’ancien dirigeant affirme avoir été mis en danger, notamment en raison du contexte du conflit au Proche-Orient.
Sébastien Delogu affirme, de son côté, avoir agi dans le cadre d’un signalement à la justice au titre de l’article 40, dénonçant des faits supposés d’abus de biens sociaux chez Laser Propreté. Il dénonce une opération d’intimidation politique à l’approche des élections, soutenu par Jean-Luc Mélenchon et Manuel Bompard, qui dénoncent une « perquisition abusive ».
Le parquet de Marseille confirme qu’une plainte a été déposée et qu’une enquête est en cours, sans établir à ce stade de lien direct avec le signalement effectué par le député.