Le marché automobile français poursuit sa progression en mai avec 135 000 immatriculations de voitures neuves, soit une augmentation de 3,7% par rapport au même mois de l’année précédente. Cette croissance modeste reflète une dynamique contrastée du secteur, portée essentiellement par les motorisations alternatives. Les ventes restent néanmoins en deçà des niveaux d’avant la crise sanitaire et témoignent d’un marché encore fragile malgré les incitations gouvernementales.
L’électrique franchit le seuil des 30%
La part des véhicules électriques atteint un nouveau record avec près d’un tiers des immatriculations totales, confirmant l’accélération de la transition énergétique dans l’automobile. Cette percée historique s’explique par l’élargissement de l’offre des constructeurs et le maintien du bonus écologique, même si ce dernier a été réduit en début d’année. Les modèles hybrides rechargeables continuent également de séduire les automobilistes français, tandis que les motorisations diesel poursuivent leur déclin inexorable.
Des incertitudes sur la suite
Les professionnels du secteur restent prudents quant à la pérennité de cette tendance. La baisse programmée des aides à l’achat et la hausse des prix de l’électricité pourraient freiner l’engouement pour les véhicules électriques dans les mois à venir. Les constructeurs français tentent de maintenir leur compétitivité face à la concurrence chinoise qui propose des modèles électriques à des tarifs nettement plus agressifs.
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