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C’est un fait extrêmement rare ! Deux juges se sont rendus à l’Élysée pour une perquisition, dans le cadre d’une information judiciaire portant notamment sur les conditions d’attribution de plusieurs marchés publics liés à l’organisation des cérémonies de panthéonisation. Ces marchés concernent le Centre des monuments nationaux. Les investigations visent en particulier la société Shortcut Events, chargée depuis plusieurs années de l’organisation de ces grands événements pour la présidence de la République.

Un précédent refus d’accès en avril

Une première tentative de perquisition avait eu lieu le 14 avril, mais les enquêteurs et magistrats du Parquet national financier n’avaient alors pas été autorisés à entrer dans l’enceinte du palais présidentiel. À l’époque, il leur avait été opposé une interprétation de l’article 67 de la Constitution, selon laquelle les locaux rattachés à la présidence de la République bénéficieraient d’une forme d’inviolabilité.

Le cadre juridique invoqué

L’article 67 prévoit que le président de la République n’est pas responsable, en principe, des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions. Durant son mandat, il ne peut être contraint de témoigner, ni faire l’objet d’une action judiciaire, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite devant une juridiction ou une autorité administrative française. Cette fois, les perquisitions ont pu se dérouler après des échanges institutionnels préalables destinés à en permettre l’organisation.

Une enquête ouverte pour des faits graves

Pour rappel, l’information judiciaire a été ouverte en octobre 2025 pour des faits de favoritisme, prise illégale d’intérêt, corruption et trafic d’influence.Au cœur du dossier figurent les conditions d’attribution de certains marchés publics liés aux cérémonies de panthéonisation, organisées pour faire entrer au Panthéon des personnalités considérées comme ayant marqué l’histoire nationale.

Shortcut Events dans le viseur

Les enquêteurs s’interrogent notamment sur le choix de la société Shortcut Events pour piloter ces cérémonies sur une période de 22 ans. Chaque panthéonisation aurait représenté une dépense d’environ 2 millions d’euros pour l’État.

Une perquisition rare à l’Élysée

La dernière perquisition menée au palais présidentiel remontait à 2018, dans le cadre de l’affaire Benalla, durant le premier mandat d’Emmanuel Macron. À ce stade, l’Élysée n’a pas commenté ces nouvelles opérations judiciaires.

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