Vacances 2025 - les Français ont arbitré, le tourisme s’est adapté @AP
Vacances 2025 - les Français ont arbitré, le tourisme s’est adapté @AP

L’été 2025 confirme un virage net dans les comportements des vacanciers. Après trois années de forte inflation, la prudence domine : séjours plus courts, locations partagées, repas sur le pouce et recherche de solutions économiques s’imposent dans tout le pays. Les données recueillies montrent que, si les déplacements restent soutenus, la dépense sur place recule. La restauration classique est la première touchée avec une baisse de 15 à 20 % du chiffre d’affaires, les vacanciers privilégiant la restauration rapide, les boulangeries ou les supérettes. Le budget « extras » (souvenirs, loisirs onéreux, activités nautiques) est aussi sacrifié, tandis que la randonnée ou le pique-nique progressent.

Arbitrages régionaux et nouvelles habitudes

La météo plus favorable au nord a soutenu la fréquentation, mais la tendance nationale reste marquée par une vigilance accrue sur les prix. Les campings conservent une clientèle solide, avec un net report vers les gammes basiques et les emplacements nus, moins chers. Les locations via plateformes en ligne poursuivent leur essor (+13 % en Bretagne, +6 % en Normandie, +14 % dans les Pyrénées), portées par les séjours intergénérationnels ou entre amis, plus économiques. L’échange de maisons connaît un bond spectaculaire (+47 %), signe d’un recours croissant à des solutions anticrise. À l’inverse, les hôtels reculent de près de 10 % sur le début de l’été. Les parcs de loisirs, en revanche, confirment leur attractivité avec des hausses de fréquentation à deux chiffres dans plusieurs régions. Au final, 2025 restera comme l’été des arbitrages : les Français continuent de partir, mais en rognant sur la restauration et les dépenses secondaires, quitte à réinventer leurs vacances pour préserver l’essentiel. 

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