L’équipementier automobile Aumovio, issu de la scission de la branche composants de Continental, a annoncé un plan de suppressions de postes pouvant atteindre 4 000 emplois d’ici à la fin de 2026. Cette restructuration, qui concerne environ 5 % de ses effectifs mondiaux, s’inscrit dans un contexte de fragilisation durable de l’industrie automobile européenne.
Les réductions toucheront plusieurs pays où le groupe est implanté, notamment l’Allemagne, l’Inde, la Roumanie, la Serbie, Singapour et le Mexique. Environ un quart des suppressions prévues devraient concerner les sites allemands. L’entreprise justifie cette décision par la nécessité de restaurer sa compétitivité face à un environnement économique jugé de plus en plus contraignant.
Réorientation stratégique et pression sur les coûts
Aumovio explique vouloir alléger sa structure de coûts, en particulier ses dépenses de recherche et développement, afin de les ramener sous le seuil des 10 % du chiffre d’affaires à l’horizon 2027. Le groupe entend désormais concentrer ses investissements sur des technologies jugées prioritaires, comme les véhicules pilotés par logiciel, la conduite automatisée, les systèmes de freinage électroniques et les solutions d’affichage embarquées.
En Allemagne, un programme de départs volontaires doit être lancé au printemps, après l’ouverture de discussions avec les représentants du personnel. Cette annonce intervient alors que l’ensemble de la filière automobile européenne fait face à une concurrence accrue des acteurs asiatiques et à un ralentissement de la demande pour les véhicules électriques, un contexte qui a déjà conduit d’autres équipementiers majeurs à réduire leurs effectifs ces derniers mois.