Le tribunal des affaires économiques de Nanterre a prononcé ce jeudi 11 décembre la liquidation judiciaire du groupe d’électroménager français Brandt, mettant fin à plusieurs semaines d’incertitude. Cette décision, confirmée par le président de la région Centre-Val de Loire, entraîne la suppression d’environ 700 emplois et provoque un « choc » pour l’industrie française. Un projet de reprise en société coopérative (Scop), pourtant soutenu par le gouvernement et les élus locaux, n’a pas été retenu.
Un projet de Scop insuffisant pour éviter la liquidation
Brandt, propriété du groupe algérien Cevital depuis 2014, souffrait depuis plusieurs années de la crise du secteur du gros électroménager, aggravée par le ralentissement du marché immobilier. Malgré un chiffre d’affaires de 260 millions d’euros, les ventes reculent depuis 2023. Le projet de Scop, soutenu par le groupe Revive, promettait de sauver au moins 300 emplois et de maintenir en activité les deux usines situées près d’Orléans et à Vendôme. Mais la relance nécessitait entre 20 et 25 millions d’euros, alors que la trésorerie ne permettait plus de payer les salaires au-delà du 15 décembre.
Malgré un soutien financier annoncé de l’État ( 5 millions d’euros ) ainsi que des engagements de la métropole d’Orléans et de la région Centre-Val de Loire, qui envisageait même le portage temporaire des sites industriels, le plan n’a pas suffi à convaincre le tribunal de la viabilité d’une reprise. La liquidation met fin à un siècle d’histoire pour la marque Brandt et scelle l’avenir de ses sites industriels, sauf improbable rebondissement.