La polémique prend de l’ampleur en Espagne comme en France. Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a condamné publiquement les déclarations de son prédécesseur Mariano Rajoy, qui avait affirmé dans une chronique publiée avant la demi-finale de la Coupe du monde 2026 entre la France et l’Espagne qu’il n’y avait « aucun Français » au sein de l’équipe de France. Des propos largement dénoncés comme racistes et xénophobes. Dans un message publié sur le réseau social X, Pedro Sánchez a répondu sans ambiguïté. Il a défendu une conception inclusive de la nationalité et rejeté les critères fondés sur le nom, les origines ou la couleur de peau. Il a conclu son message par une formule devenue virale : « Que le meilleur gagne et que le racisme perde. »
Des propos de Rajoy vivement critiqués
Mariano Rajoy, ancien chef du gouvernement espagnol entre 2011 et 2018, avait pourtant reconnu la qualité sportive des Bleus. Il avait écrit que la sélection française possédait « un très haut niveau », avant d’ajouter qu’elle jouait « sans Français ». Cette affirmation fait référence aux origines familiales de nombreux internationaux français, alors que tous les joueurs sélectionnés possèdent la nationalité française. Ses déclarations ont immédiatement suscité une vague d’indignation. Plusieurs responsables politiques français les ont qualifiées de racistes et d’inacceptables. Des personnalités politiques espagnoles ont également pris leurs distances avec ces propos, estimant qu’ils ne représentaient pas les valeurs du pays.
Une nouvelle polémique visant les Bleus
Cette affaire arrive quelques jours seulement après les déclarations de la sénatrice paraguayenne Céleste Amarilla à l’encontre de Kylian Mbappé et de l’équipe de France. Les propos de Mariano Rajoy alimentent ainsi une nouvelle controverse autour de la diversité de la sélection française à l’approche de la demi-finale du Mondial entre la France et l’Espagne, programmée le 14 juillet.