Jusqu’au 20 septembre, les rues, les quais et les bassins du Havre accueillent une nouvelle édition d’Un Été au Havre. Lancé en 2017 à l’occasion des 500 ans de la ville, ce rendez-vous artistique revient avec sept créations inédites qui viennent enrichir un parcours déjà composé de 24 œuvres permanentes. L’objectif reste le même : inviter habitants et visiteurs à redécouvrir la cité à travers le regard d’artistes contemporains.
Des créations monumentales et participatives
Cette neuvième édition met particulièrement en lumière plusieurs artistes liés au territoire. Parmi eux, Charlotte Huard, jeune diplômée de l’ESADHaR, présente Corallium, une sculpture installée près du marché aux poissons. Réalisée à partir de 900 moulages de mains de Havrais âgés de 5 mois à 93 ans, l’œuvre évoque la fragilité des récifs coralliens tout en symbolisant le lien entre les habitants et leur environnement. Interrogée par Ici Normandie, l’artiste explique avoir voulu susciter une réflexion sur la disparition des coraux grâce à cette composition collective.
Autre installation spectaculaire, Iceberg de Gaspard Combes flotte sur le bassin du Commerce, face au Volcan. Haute comme un immeuble de quatre étages, cette sculpture monumentale, déjà présentée en Suisse dans un format différent, est devenue l’image de cette édition. Comme il l’a confié à Ici Normandie, l’artiste savait dès le départ que son installation représenterait un véritable défi technique afin de créer une scène aussi immersive que poétique.
Une promenade artistique au cœur de la ville
Le parcours réserve également plusieurs autres découvertes. Les voiliers colorés de Les Optimists, imaginés par Lorène Dengoyan, font leur retour sur le bassin du Commerce après une première présentation en 2022. Inspirée de l’alphabet maritime, l’installation joue avec les couleurs utilisées pour transmettre des messages en mer, comme l’a expliqué l’artiste à Ici Normandie.
D’autres œuvres invitent à porter un nouveau regard sur le patrimoine havrais. Guillaume Aubry propose notamment de retrouver le point de vue exact depuis lequel Claude Monet a peint Impression, soleil levant, grâce à une installation monumentale composée d’un miroir suspendu. De son côté, Samuel Trenquier investit le square Albert-René avec une série de jarres colorées réalisées en partie avec des habitants, tandis que Sophie Taillet transforme les abords de la cathédrale Notre-Dame grâce à un dispositif de miroirs en mouvement. L’ensemble de ces créations poursuit l’ambition d’Un Été au Havre : faire dialoguer l’art contemporain avec l’histoire, l’architecture et les paysages de la cité portuaire.
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