Le Premier ministre français Sébastien Lecornu vient de rentrer du Maroc, où il a évoqué la possibilité d’un traité d’amitié entre Paris et Rabat, assorti d’une visite de Mohamed VI en France. La démarche intervient dans un contexte tendu : plusieurs médias français ont révélé que le Maroc aurait utilisé le logiciel espion Pegasus pour surveiller des citoyens et des dirigeants français.
La visite de Sébastien Lecornu à Rabat s’est achevée sur une perspective diplomatique ambitieuse. Le Premier ministre français a laissé entendre qu’un partenariat renforcé entre les deux pays pourrait se concrétiser par une visite officielle du roi Mohamed VI en France, couronnée par la signature d’un « traité d’amitié ».
Le calendrier de ce rapprochement affiché surprend. Plusieurs médias français ont en effet mis en lumière, ces dernières semaines, des révélations sur l’utilisation du logiciel Pegasus par le Maroc pour espionner des citoyens français, mais aussi des responsables politiques de premier plan. Ces informations n’ont pas empêché Paris de maintenir le cap d’un dialogue approfondi avec Rabat.
La relation franco-marocaine traverse depuis plusieurs années des turbulences récurrentes, entre crises consulaires, tensions migratoires et contentieux diplomatiques. La démarche de Lecornu s’inscrit dans une volonté de tourner la page et de renouer des liens que les deux capitales jugent stratégiques, notamment sur les dossiers sécuritaires et économiques en Afrique du Nord.
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