FRANCE-LEGISLATIVE-ELECTIONS-DISSIDENT-CANDIDATES
(From left) Alexis Corbiere, Raquel Garrido, Clementine Autain and Danielle Simonnet attend a Press conference of the dissident candidates of the New Popular Front ( Nouveau Front Populaire , left union) for the Early Legislative Elections at the premises of the Natema association (rue des Ormeaux, 20th arrondissement) in Paris, France on July 01, 2024. Outgoing members of the parliamentary group La France Insoumise LFI, frondeurs and frondeuses. (Depuis la gauche) Alexis Corbiere, Raquel Garrido, Clementine Autain et Danielle Simonnet participent a une Conference de presse des candidats et candidates dissidentes du Nouveau Front Populaire d union de la gauche aux Elections legislatives anticipees dans les locaux de l association Natema (rue des Ormeaux, 20e arrondissement) a Paris, France le 01 Juillet 2024. Deputes et deputees sortantes du groupe parlementaire La France Insoumise LFI, frondeurs et frondeuses.

Écartés de La France insoumise (LFI), les anciens députés Alexis Corbière, Raquel Garrido, Clémentine Autain et Hendrik Davi ont lancé un nouveau mouvement baptisé « L’Après » (Association pour une République Écologique et Sociale). Ce lancement a eu lieu vendredi, et Raquel Garrido, ancienne députée LFI de Seine-Saint-Denis, a expliqué les raisons de cette initiative samedi 13 juillet sur franceinfo.

« On avait besoin d’un espace sain, respirable, qui repose sur un respect des militants, » a déclaré Raquel Garrido. Elle a souligné que le besoin de s’organiser devenait urgent, précisant que « L’Après » n’est pas un parti politique mais plutôt « un cadre de réflexion intellectuelle, tourné vers la pratique politique ». Ce mouvement vise à être un « trait d’union » et à mettre l’expérience de ses membres au service du pays.

Une réponse à une demande croissante

Selon Raquel Garrido, le lancement de « L’Après » répond à une demande croissante de la part de nombreux militants. « Des centaines de personnes nous demandaient de le faire car elles voyaient bien que c’était difficile d’avoir un cadre de délibération ouvert, bienveillant au sein de La France insoumise et de la gauche en général, » a-t-elle expliqué.

Critiquant la structure de LFI, elle a dénoncé un environnement où les militants sont réduits à « une sorte de pion dans un univers gazeux avec un chef charismatique ». « L’Après » se veut ainsi un espace plus ouvert et respectueux, répondant à un besoin pressant de nombreux anciens insoumis et sympathisants de la gauche.

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