Cette année, 184 coureurs répartis dans 23 équipes ont pris le départ du Tour de France. Au-delà de leurs salaires, les cyclistes du peloton peuvent également compter sur des primes, qui varient en fonction des différents classements.
La prime la plus importante est naturellement réservée au vainqueur final du classement général, qui soulèvera le maillot jaune sur les Champs-Élysées à Paris : 500 000 euros lui seront versés. Les suivants du classement général recevront des montants dégressifs : 200 000 euros pour le deuxième, 100 000 pour le troisième, et ainsi de suite jusqu’au 19e, qui percevra 1 100 euros. Tous les autres coureurs classés jusqu’à la dernière place recevront une prime forfaitaire de 1 000 euros chacun. Une somme symbolique au regard des 3 338,8 kilomètres d’effort que représente la course.
Des récompenses quotidiennes à l’arrivée des étapes
Chaque étape offre aussi son lot de gains. Le vainqueur d’étape empoche 11 000 euros, une somme importante qui constitue souvent un objectif à part entière pour certains coureurs. Le deuxième et le troisième sont eux aussi bien récompensés, respectivement à hauteur de 5 500 et 2 800 euros. Du quatrième au vingtième, les primes varient ensuite entre 1 500 et 300 euros.
Le porteur du maillot jaune, chaque soir, perçoit en outre 500 euros pour sa performance quotidienne. Ces primes sont reconduites pour chaque étape, incitant les coureurs à se battre quotidiennement, même en dehors des grandes ambitions au classement général.
Les maillots distinctifs : une reconnaissance supplémentaire
D’autres primes importantes sont liées aux maillots spécifiques. Le maillot vert du classement par points et le maillot à pois rouges du meilleur grimpeur rapportent chacun 25.000 euros à leur porteur final à Paris. Le maillot blanc, qui récompense le meilleur jeune de moins de 25 ans, est doté de 20.000 euros, tout comme la distinction du coureur jugé le plus combatif sur l’ensemble de l’épreuve.
En parallèle, la combativité est aussi récompensée à l’échelle quotidienne : le coureur le plus combatif de chaque étape reçoit 2.000 euros. Une motivation concrète à se glisser dans les échappées, souvent vouées à l’échec, mais qui valorisent l’agressivité et la volonté d’animer la course.
Des primes spéciales pour des moments symboliques
Le Tour 2025 met également à l’honneur des étapes et sommets emblématiques, à travers des primes ponctuelles. Pour célébrer les 50 ans du maillot à pois, le premier coureur atteignant les 50 points au classement de la montagne recevra une prime exceptionnelle de 5 000 euros. Ce montant sera également attribué au coureur qui franchira en tête le col du Tourmalet (14e étape) dans le cadre du prix Jacques Goddet, et au sommet du col de la Loze (18e étape), pour le prix Henri Desgrange.
Un autre prix symbolique, celui du « meilleur équipier », sera attribué à la fin des 21 étapes. Il est doté de 3 000 euros et vient souligner l’importance de l’abnégation au sein du peloton.
Un esprit collectif dans la répartition des gains
Au-delà des chiffres, il faut souligner que ces primes ne sont pas conservées uniquement par le coureur qui les remporte. Dans la tradition cycliste, l’ensemble des gains récoltés par un coureur sont généralement redistribués à son équipe. Cette répartition inclut ses coéquipiers, souvent au service du leader, mais aussi les membres du staff : mécaniciens, soigneurs, directeur sportif. Cette solidarité économique renforce le sens du collectif dans une discipline qui repose sur la cohésion et le travail de l’ombre, souvent ingrat, des coéquipiers, que ce soit pour la préparation des sprints ou des étapes de haute montagne…