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«Rafles» : comme révélé lundi par Entrevue, le Conseil d’État engage une procédure contre Arno Klarsfeld. (Cnews)

Ce lundi, Entrevue révélait en exclusivité le malaise d’Arno Klarsfeld après ses propos sur CNews, où il avait évoqué la nécessité d’organiser « des sortes de grandes rafles » pour interpeller les étrangers sous OQTF, en prenant pour exemple la politique de Donald Trump et de l’ICE. Selon nos informations, l’avocat reconnaissait en privé une formulation « maladroite » et s’inquiétait déjà des conséquences, redoutant notamment une possible interdiction d’antenne en raison de sa qualité de membre du Conseil d’État.

Vingt-quatre heures plus tard, les faits lui donnent raison. Le Conseil d’État a officiellement engagé une procédure disciplinaire pour manquement à la déontologie à l’encontre de celui qui siège dans cette prestigieuse institution depuis 2010. Une décision extrêmement rare qui peut, dans les cas les plus graves, conduire à la radiation.

Lors de son intervention dimanche soir, Arno Klarsfeld avait déclaré sur CNews : « Si on veut se débarrasser des OQTF, il faut organiser comme fait Trump avec l’ICE des sortes de grandes rafles un peu partout ». L’emploi de ce terme, chargé d’une mémoire historique particulièrement lourde en France, a immédiatement déclenché une vague d’indignation, d’autant plus forte au regard de l’histoire personnelle de sa famille et le role de ses parents, les époux Klarsfeld, célèbres chasseurs de nazis

Dès lundi, Entrevue rapportait qu’Arno Klarsfeld regrettait de ne pas avoir mesuré la portée de ses mots. Une inquiétude qui apparaît aujourd’hui fondée, alors que l’affaire a quitté le terrain médiatique pour entrer dans celui, autrement plus sérieux, du disciplinaire du Conseil d’État.

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